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Les infections virales s'accompagnent de cryoglobulinémies mixtes (type II et III). Leur prévalence varie, en fonction des études, entre 40 et 56% en cas de mono-infection par le VHC et entre 34,5 et 81% en cas de co-infection VIH/ VHC. Le but des cette étude prospective était de mesurer la prévalence des cryoglobulinémies mixtes, dans une série de patients VIH et VHC co-infectés en fonction de leur taux de CD4+. Entre novembre 2000 et mai 2003, 57 patients consécutifs VIH et VHC co-infectés étaient inclus ; 50/57 patients étaient infectés par voie sanguine, 25/47 avaient un génotype 1, 14/47 un génotype 3, 8/47 un génotype 4 et 2/47 un génotype 2.
20/43 patients avaient un score Métavir de fibrose, en particulier chez les patients ayant moins de 200/mm3 CD4+ (p=0,04) ; 18/57 patients étaient porteurs d'une cryoglobulinémie avec une prévalence significativement plus élevée chez les patients ayant un taux de CD4+ >=200/mm3 (p=0,0064). Un des 18 patients développait sa cryoglobulinémie au cours d'un syndrome de restauration immune sous trithérapie. Trois patients avec un taux de CD4+ >= 200/mm3 et porteurs d'une cryoglobulinémie avaient des complications liées à cette cryoglobulinémie : une néphropathie et 2 neuropathies périphériques. Trois sur 62 (4,9%) patients VIH séropositifs mais VHC séronégatifs étaient aussi porteurs d'une cryoglobulinémie.
L'auteur développe plusieurs hypothèses immunologiques et virologiques pour tenter d'expliquer ces cryoglobulinémies au cours des infections virales.
L Aaron. Clin Infect Dis 2005 ;40 :306-8.
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