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Infections Sexuellement Transmissibles

Les principales infections sexuellement transmissibles

Posté le Lundi 2 Février 2004 par Dr.Pervenche Martinet/CDAG-DAV13

les IST les plus fréquentes :

Les infections à chlamydia
Il s'agit de l'IST bactérienne la plus fréquemment rencontrée dans les pays industrialisés, avec une plus grande fréquence entre 15-25 ans chez les femmes, et entre 15-34 ans chez les hommes. Le plus souvent, il n'y a aucun signe clinique, particulièrement chez les femmes (70% des cas). Cette infection est la première cause de stérilité et à l'origine de 40% des grossesses extra-utérines. Chez l'homme, elle peut entraîner dans 5% des cas une orchi-épididymite, pouvant altérer la fertilité.
Il existe aujourd'hui un moyen de diagnostic très facile, réalisable sur les urines. Pour cette infection, il existe un traitement « minute » (4 comprimés en une seule prise).

Les condylomes (ou végétations vénériennes ou crêtes de coq)
Il s'agit de l'IST la plus fréquente, due à un virus de type papillomavirus, provoquant des « verrues » apparaissant sur les organes génitaux, la région anale, l'aine, les cuisses. Le diagnostic est le plus souvent clinique : petites excroissances de chair, pigmentées ou non, fermes, de taille et en nombre variable, le plus souvent indolores.
Les traitements visent soit à détruire directement les lésions, soit à stimuler les défenses de l'organisme pour éliminer le virus. Ils peuvent être longs, les récidives sont possibles.

L'herpès génital
Très fréquent, le diagnostic de l'herpès génital est avant tout clinique (petites vésicules avec sensation de brûlures). Il guérit tout seul mais récidive souvent.
Il est possible de traiter la crise et, dans certains cas (récidives fréquentes), de donner un médicament au long cours, mais il n'existe pas de traitement curatif.

La gonococcie
Elle se manifeste par un écoulement purulent douloureux, mais peut n'avoir aucun signe, en particulier chez les femmes (sans signe apparent dans 50% des cas).
Le diagnostic est simple (prélèvement des secrétions génitales, avec examen au microscope) et le traitement rapide (antibiotique en une seule prise).

La syphilis
Il existe actuellement une recrudescence de cette maladie, très contagieuse, qui se transmet par pénétrations et/ou fellations non protégées. Elle n'a pas toujours de signes apparents, mais quand il y a des signes, il s'agit d'un chancre (plaie indolore), d'éruption sur la peau ou les muqueuses. Ces signes disparaissent même sans traitement, ce qui ne signifie pas guérison, car la maladie reste présente, contagieuse et peut évoluer vers de graves complications. La transmission au fœtus est à l'origine de la syphilis congénitale, d'où l'importance d'un dépistage en début de grossesse.
Le diagnostic se fait sur un prélèvement des lésions quand elles existent et simple prise de sang. Le traitement est facile et efficace (1 à 3 injections de pénicilline).

Les trichomonas
Assez fréquents, sans gravité, le diagnostic se fait par recherche du parasite dans l'écoulement. Le traitement est simple et rapide.

L'hépatite B
Elle passe souvent inaperçue, et n'est alors détectable que par une prise de sang. Elle peut provoquer une hépatite fulminante ou évoluer vers une hépatite chronique pouvant se compliquer de cirrhose. Il existe un vaccin, et un traitement spécifique en cas d'hépatite B chronique active.

Quels sont les signes ?

Les IST peuvent provoquer des ulcérations génitales (ou chancre), un écoulement urétral (chez l'homme), des pertes vaginales (chez la femme), des brûlures en urinant, des douleurs, des démangeaisons...
Mais parfois elles ne donnent aucun signe. Les personnes infectées peuvent quand même les transmettrent. De plus, sans diagnostic et donc sans traitement, ces maladies peuvent évoluer vers des complications et séquelles(stérilité), pouvant elle-même être révélatrices de la maladie. Chez la femme enceinte, la contamination de l'enfant pendant la grossesse ou à la naissance sont possibles.

Conseils pratiques
Les IST ne guérissent pas seules, mais avec un traitement adapté. De plus, la co-infection de plusieurs IST est possible: consultez votre médecin.
Attention, le ou les partenaires doivent être examinés et traités si besoin, même s'ils ne présentent aucun signe clinique.
Attention, les IST augmentent le risque de contamination par le VIH.
En dehors de l'hépatite B, les IST n'immunisent pas : une recontamination en cas d'exposition est toujours possible.

Comment prévenir les IST ?
Une IST n'est pas due à une mauvaise hygiène.
Les IST peuvent être transmises par tout contact de muqueuses à muqueuses (génitales, anales, buccales). Le seul moyen pour les prévenir est l'utilisation des préservatifs (masculins ou féminins), y compris pour les fellations.

Où se faire dépister et traiter?
Dans les Dispensaires antivénériens-Centres d'information et de Dépistage Anonyme et Gratuit (DAV-CIDAG) des Bouches-du-Rhône.
Vous pouvez aussi :
Vous rendre chez votre médecin traitant ou spécialiste dermato-vénéréologue.
Appeler Sida info service (0800 840 800, anonyme et gratuit, 24h/24) ou un spécialiste qui vous renseignera vers le lieu de dépistage le plus proche de chez vous.

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