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Prés de 5 millions de personnes ont été contaminées par le virus du sida en 2003 dans le monde, c'est à dire davantage que les années précédentes,d'aprés le rapprt de l'ONUSIDA rendu public en ce début de mois de juillet.
Dramatique paradoxe : alors que dans nos pays développés, on se réjouit d'entendre que le SIDA peut désormais être quasiment considéré comme une maladie chronique, au risque de la banaliser et de casser la dynamique de la prévention, l'épidémie continue de s'étendre dans le monde ou le constat est sans appel :
« l'épidémie reste extrêmement dynamique, elle s'accroît et se modifie à mesure que le virus exploite de nouvelles occasions de propagation », et l'on peut craindre un « emballement de l'épidémie en Asie où vivent les deux tiers de l'humanité », peut-on lire dans ce 4ème rapport de l'ONUSIDA.
Ce sont donc désormais quelque 37,8 millions de personnes qui vivent avec le VIH de par le monde, tandis que de 2,6 à 3,3 millions de décès ont été enregistrés en 2003. En Asie, 1,1 million de personnes ont été infectées l'an dernier et l'Inde compte désormais le deuxième plus fort taux d'infection dans le monde, derrière l'Afrique du sud.
L'Afrique subsaharienne continue de sombrer avec 3 millions de nouveaux cas et 2,2 millions de décès, et voit dans certains pays l'espérance de vie tomber à 35 ans. L'épidémie progresse aussi en Europe orientale, notamment parmi les usagers de drogues par voie intraveineuse, faisant de la Russie le pays le plus touché d'Europe.
Quant au visage de l'épidémie, il se rajeunit et se féminise. Tandis que la moitié des nouvelles infections dans le monde se déclarent dans la tranche d'âge 14-25 ans, les femmes représentent désormais près de 50% des personnes infectées. Et le nombre d'orphelins du sida a dépassé les 12 millions.
Quant aux perspectives d'avenir, elles dépendront comme toujours de questions financières : l'Onusida estime à 20 milliards de dollars la manne nécessaire d'ici 2007 pour la prévention et la prise en charge de la maladie dans les pays pauvres. « Des programmes complets de prévention permettraient d'éviter 29 des 45 millions de nouvelles infections qui se produiront, selon les projections, au cours de cette décennie », conclut l'organisation. Des prévisions qui nécessiteraient que la mobilisation internationale se concrétise enfin, à la hauteur des enjeux.
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