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Alors que les trithérapies sont toujours en pleine expansion, les hépatopathies sont devenues un important facteur de mortalité chez les patients co-infectés VIH-VHC. Une publication récente a cherché à évaluer le poids de ces hépatopathies chez les patients co-infectés sous trithérapie et d'identifier les facteurs de risque.
L'étude a porté sur 210 patients co-infectés non-traités pour le VHC mais ayant eu une biopsie hépatique. 33 % des patients étaient au stade F0 (pas de fibrose hépatique) et 26 % étaient à un stade supérieur ou égal à F3. La médiane de l'activité nécrotico-inflammatoire était à 3.
Les antirétroviraux n'ont pas été associés à la fibrose hépatique mais une moindre activité nécrotico-inflammatoire était observée chez les patients sous traitement depuis plus longtemps ou avec une charge virale du VIH indétectable. 12 % des patients ont eu une élévation des enzymes hépatiques due à la trithérapie (grade 3-4), mais la fibrose hépatique n'était pas plus sévère si cette élévation était normalisée. Cependant, la fibrose était plus sévère chez les patients ayant eu une élévation persistante des enzymes hépatiques (grade 1-4).
Les chercheurs concluent que cette étude n'a pas pu mettre en évidence une association entre trithérapie et altération de l'histologie hépatique des patients VIH et VHC co-infectés, mais un dépistage est cependant nécessaire pour traiter les patients évolués.
Hepatology, 2005, 41, 123-31.
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