Réseau Santé Addiction Sud
Vous êtes ici: Accueil » Le Sida » Actualités médicales » La france pionnière de la réduction des risques, critiquée à toronto ?

Professionnels de la santé

  • Cet espace sécurisé est réservé aux professionnels de la santé, adhérents aux réseau Santé Addiction Sud.

    Il vous permettra de connaître le calendrier des réunions de travail et toutes informations relatives au fonctionnement du réseau.

    Accéder à l'Extranet

Assistance publique - Hopitaux de Marseille

Le Sida

Actualités médicales

RSS

Subutex

La france pionnière de la réduction des risques, critiquée à toronto ?

Posté le Lundi 17 Juillet 2006

Du 13 au 18 août à Toronto se tiendra la 16ème Conférence mondiale sur le SIDA. La
France va y être critiquée en raison de sa décision de re-classifier la buprénorphine parmi les stupéfiants. En effet, une pétition internationale, à l'initiative des plus grands scientifiques internationaux engagés sur le sujet, est déjà en circulation. Elle donnera lieu à un appel lors de la conférence. AIDES l'a signée et la soutient sur www.aides.org
L'expérience française est vue de l'étranger comme un modèle de politique efficace de réduction des risques pouvant inspirer d'autres pays, en particulier ceux qui ont à faire face à une grave épidémie à VIH parmi leurs usagers de drogue. La re-classification de la
buprénorphine comme stupéfiant sensée réduire le trafic risque d'entraîner de graves conséquences sur le plan national (notamment une raréfaction du produit d'où une augmentation de la délinquance de rue) et surtout de représenter un précédent
catastrophique pour les autres pays.
Christian Saout, président de AIDES, a d'ailleurs écrit le 7 juillet au Premier Ministre français, pour lui faire part de ses critiques quand à la re-classification du Subutex® comme stupéfiant et lui demander un entretien.
La principale raison invoquée par M. Didier Jayle, Président de la Mission Interministérielle de lutte contre la toxicomanie et les dépendances, pour le classement du Subutex® concerne la nécessité d'en maîtriser le mésusage et le trafic. AIDES
reconnaît ces difficultés mais il ne lui apparaît pas qu'un encadrement légal accru soit pertinent.
- Une série de documents a été éditée sous l'égide d'institutions publiques ou à la demande des pouvoirs publics. Aucun n'évoquent la nécessité de classer Subutex®.
- Les modalités de contrôle existent déjà au travers des Caisses primaires d'assurance maladie et du mécanisme du médecin traitant mis en place par la réforme de l'Assurance Maladie.
- La loi du 13 août 04 relative à l'assurance maladie prévoit un dispositif spécial pour encadrer la délivrance de ce produit. Il n' a pas été mis en oeuvre.
- La perspective de mise en place rapide du Dossier Médical Partagé ainsi que celle du Dossier pharmaceutique électronique préparé par le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens va permettre une traçabilité maximale de la délivrance.
Les outils de maîtrise du mésusage et du trafic de Subutex® sont en place, il n'est donc pas nécessaire de recourir au classement d'autant qu'il n'est pas certain que la molécule de buprénorphine puisse être qualifiée de stupéfiant, effet dont elle est dépourvue.
Pantin, le 11 juillet
Contact presse : Marjolaine Bénard / 01 41 83 46 53 / mbenard@aides.org

« Retour

Accueil | Le réseau santé Addiction Sud | Les Addictions | La Psychiatrie | Les Hépatites B et C | Le Sida | La Sexologie | Partenaires | Professionnels de la santé | Contact | Liens | Plan du site | Mentions légales