Une charge virale de l´hépatite C indétectable à 4 semaines de traitement est le meilleur facteur prédictif de réponse à long terme au traitement anti-VHC chez les patients co-infectés VIH-VHC
Posté le Vendredi 25 Janvier 2008 par Martin-Carbonero L, Nunez M, Marino A, Alcocer F, Bonet L, Garcoa-Samaniego J, Lopez-Serrano P, Cordero M, Portu J, Soriano V. AIDS 2008, 22 : 15-21
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La bithérapie anti-hépatite C s´accompagne d´un taux de guérison de l´hépatite C chronique chez le patient infecté par le VIH bien inférieur à celui obtenu en l´absence de co-infection. La tolérance plus difficile de ce traitement et sa gestion délicate en cas d´infection VIH associée incitent à rechercher des marqueurs précoces de réponse au traitement qui permettraient de ne pas exposer les patients à un traitement qui se solderait par un échec. Un de ces marqueurs, la négativation de la PCR VHC après 4 semaines de traitement, a été validé chez les patients mono-infectés par le VHC. L´équipe espagnole à l´origine de l´étude de cohorte présentée dans cette publication a donc analysé la performance d´un tel marqueur dans le contexte du VIH. Ainsi, 389 patients naïfs de traitement anti-VHC et ayant initié une bithérapie par peg-interféron alpha 2a 180 microgramme/semaine associé à de la ribavirine 1 000mg/jour ont bénéficié d´une PCR VHC à 4 semaines. Parmi ceux-ci, le taux de réponse virologique soutenue était globalement de 49,6%, plus important en cas de génotype 2/3 (72,4%) et moins bon pour les génotypes 1 (35,6%) et 4 (32,6%). La valeur prédictive positive (VPP) d´une PCR négative à 4 semaines (capacité du test à prédire une réponse virologique prolongée) a été évaluée à 69% pour les génotypes 1, 83% pour les génotypes 4 et 90% pour les génotypes 2 et 3. Cette VPP reste identique pour un traitement de 24 semaines chez les patients avec génotype 2 et 3.
Pour les génotypes 1, la charge virale VHC initiale basse était aussi un facteur prédictif de réponse à long terme. Ces résultats permettent d´envisager un arrêt de traitement précoce à 24 semaines pour les patients porteurs d´un génotype 3. Certains patients ont par ailleurs été traités pendant 72 semaines, sans amélioration du taux de réponse, ce qui laisse supposer que l´extension de la durée de traitement n´est pas la bonne option à considérer pour traiter les patients en échec. |
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