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Xavier Bertrand renonce de manière définitive au classement de Subutex* comme produit stupéfiant
(Par l'envoyé spécial d'APM, Romain LOURY)
TORONTO, 16 août 2006 (APM) - Le ministre de la santé, Xavier Bertrand, a renoncé définitivement au classement de la buprénorphine (vendue sous les noms Subutex* par Schering-Plough et Buprénorphine* Arrow par Arrow Génériques) parmi les produits stupéfiants, a-t-il déclaré mardi lors de sa visite à la seizième conférence internationale sur le sida qui se déroule à Toronto (Canada).
Confronté à l'opposition des associations de lutte contre le sida, Xavier Bertrand avait déjà indiqué mi-juillet la suspension du projet de classement, suggéré fin 2005 par la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Mildt) en vue d'enrayer le trafic de ce produit de substitution (cf dépêche APM COJGH001).
Or le projet semble désormais définitivement enterré.
"En matière de réduction des risques, il n'est pas possible de la prôner au niveau international et d'envoyer un message contraire au niveau national", considère le ministre, qui indique avoir tenu compte "du consensus parmi les experts, les soignants, les associations et les patients".
L'option retenue afin de lutter contre le trafic sera donc "le renforcement des contrôles de l'assurance maladie, le développement des génériques et la mise sur le marché au plus tard début 2007 de Suboxone*", une combinaison non-injectable de buprénorphine et de naloxone mise au point par Schering-Plough.
Il indique par ailleurs qu'il attend des propositions pour la fin 2006 du groupe de travail mis en place début juillet, lequel comprend des représentants d'associations intervenant en toxicomanie, de l'assurance maladie, de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) et de la Mildt.
Le président d'Aides, Christian Saout, a pour sa part indiqué à l'APM que son association s'était retirée du groupe de travail, et n'y reviendrait que "sur la base d'une lettre de mission extrêmement claire" sur plusieurs points.
Il y inclut notamment la création de salles d'injection déjà expérimentées dans d'autres pays, thème que le groupe ne prévoit pas d'aborder et qui, selon lui, permettrait de réduire les risques de manière plus efficace.
rl/hm/APM
redaction@apmnews.com
FBJHG003 16/08/2006 09:22 ACTU
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