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Expérience du centre antipoison de Marseille (1992-2003)
Les solvants inhalés sont fréquement retrouvés dans les cas d'abus de produits chez les mineurs de moins de 16 ans. Les effets recherchés sont l'euphorie et la modification de la voix.
Des troubles psychiatriques et cardiaques, parfois graves, peuvent survenir.
cette pratique, loin d'être anodine,
peut engager le pronostic vital par une toxicité
notamment cardiaque,comparable à celle des chlorofluorocarbones.
Dans le cadre de la prévention des conduites à
risque chez les adolescents, il est important que les professionnels
de santé soient sensibilisés à l'existence de ce type
de pratique et des dangers encourus.
L'usage de produits psychoactifs chez les jeunes est
devenu un problème de santé publique comme en
témoignent des enquêtes épidémiologiques
récentes (ESCAPAD 2002 1 et ESPAD 2003 2). Ces
enquêtes, portant respectivement sur des jeunes de 17 à
19 ans (lors de la journée d'appel à la préparation à la
défense) et des jeunes de 12 à 18 ans scolarisés,mettent au
premier plan la consommation d'alcool, de tabac et de
cannabis. Dans l'enquête ESPAD qui concerne la tranche
d'âge la plus jeune,les solvants inhalés arrivent au 4e rang.
114 CAS EN 11 ANS DONT PLUS DE LA MOITIÉ
CES DERNIÈRES ANNÉES
Dans le bilan des cas d'abus de produits chez des mineurs
de moins de 16ans notifiés au centre antipoison de Marseille
entre 1992 et 2003, les solvants inhalés sont classés au
1er rang.Il ne s'agit pas ici d'un sondage, mais d'un avis toxicologique demandé au centre antipoison pour une
conduite à tenir lors d'une intoxication avérée ou suspectée.
Les produits les plus cités sont les bombes aérosol
(v. graphique) et principalement les déodorants corporels
ces dernières années.
Le produit est inhalé par pulvérisation soit directement
dans le nez ou la gorge (spraying) soit à travers un
chiffon (hugging) soit dans un sac plastique (bagging).
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